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Vendre du numérique

Tunnel de vente : c'est quoi, concrètement

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Martin Olivier LouaFondateur de Tunafrik · publié le · 4 min

Le mot traîne partout dans les formations en ligne, souvent pour désigner quelque chose de compliqué et cher. Dans les faits, un tunnel de vente, c'est trois ou quatre pages qui se suivent, et une règle : à chaque page, le visiteur n'a qu'une seule chose à faire.

Voici ce que ça contient, pourquoi ça vend mieux qu'une page unique, et à partir de quand ça vaut le coup pour vous.

La différence avec un site

Un site présente une activité. Il a un menu, une page « à propos », un blog, des liens vers vos réseaux. Le visiteur s'y promène, et c'est le but.

Un tunnel a un but unique : la vente. Pas de menu, pas de liens qui partent ailleurs, pas de « découvrez aussi ». Chaque élément de la page pousse vers le même bouton. Ce n'est pas de la pauvreté de design, c'est une décision : chaque sortie possible est une vente perdue.

Les deux ont leur usage. Si vous envoyez du trafic payant, c'est un tunnel qu'il vous faut, pas un site.

Les quatre pages

La page de vente. Celle où arrive votre visiteur. Elle présente le problème, votre produit, ce qu'il y a dedans, le prix, et répond aux objections. Elle finit sur un bouton qui mène au paiement.

L'upsell. Juste après le paiement, une offre complémentaire. Il vient d'acheter votre guide : proposez-lui la version audio, ou les modèles prêts à remplir. Celui qui refuse a déjà payé, vous ne perdez rien.

Le downsell. Pour ceux qui refusent l'upsell : la même chose en plus léger, moins cher. Une partie d'entre eux acceptent, et ils étaient perdus de toute façon. Les règles qui font que ces deux offres marchent sont détaillées dans l'article qui leur est consacré.

La page de remerciement. Elle confirme le paiement et explique comment le produit arrive. C'est la page qu'on lit avec le plus d'attention, puisqu'on vient de payer, et la plus bâclée en général.

Pourquoi ça change le calcul de vos publicités

Faire venir un visiteur coûte de l'argent, et ce coût ne baisse pas. La seule variable sur laquelle vous pouvez agir, c'est ce que rapporte chaque acheteur.

Avec une page unique, un acheteur rapporte le prix du produit. Avec un tunnel, une partie de vos acheteurs rapportent le prix du produit plus celui de l'upsell, sans que vous ayez payé un centime de publicité de plus.

C'est souvent ce qui sépare une campagne à peine rentable d'une campagne qu'on peut augmenter.

Les trois erreurs qu'on voit le plus souvent

Mettre un menu en haut de la page de vente. Vous avez payé pour amener quelqu'un, et vous lui offrez sept portes de sortie. Une page de vente n'a pas de menu.

Envoyer l'upsell et le refus au même endroit. Vos statistiques deviennent fausses, et vous coupez un upsell qui marchait.

Construire cinq tunnels avant d'en avoir validé un. Un tunnel qui vend, ça se corrige avec des visiteurs réels, pas en ajoutant des pages.

À partir de quand ça vaut le coup

Dès que vous payez pour faire venir du monde. Tant que vous vendez à vos contacts WhatsApp, un simple message suffit. Le jour où vous mettez cinq mille francs dans une publicité, chaque visiteur a un coût, et vous avez besoin d'une page qui ne le laisse pas partir. C'est exactement ce budget que prend pour exemple l'article sur les petits budgets.

Combien de temps pour en monter un

À la main : quelques jours, entre l'écriture, la mise en page, les images, les liens de paiement et les tests.

Sur Tunafrik, vous décrivez votre produit et les quatre pages sont écrites et reliées. Vous relisez, vous retouchez en discutant avec l'assistant, vous collez vos liens de paiement, vous publiez. Le reste de votre temps passe là où il compte : sur la publicité et sur le produit.

Votre tunnel, écrit en quelques minutes

Décrivez votre produit, l'IA écrit votre page de vente, vous la retouchez et vous vendez.

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